Autumn

mon moi d’octobre

En découvrant le blog du Raton Rêveur j’ai découvert son article qui était une rétrospective de son mois de septembre à travers les émotions qu’elle avait traversé. Ses doux mots et sa bienveillance envers elle-même m’a donné envie de faire de même. J’ai donc décidé de vous raconter mon Moi d’octobre.

pub relax

image Pixabay

Octobre 2017 c’est d’abord une histoire d’acte manqué. Un parking dans une grande ville qui ne dit pas quand il est plein, 30 minutes d’attente dans la file d’attente pour se garer, dans les gaz d’échappements, les nerfs à vif et la séance de cinéma déjà bien entamée. La soirée tranquille en amoureux avait bien mal débuté mais heureusement, il y a Moi la personne stressée et Lui le calme incarné. Et qu’à cela ne tienne, on n’allait pas laisser un parking gagner notre humeur, alors nous sommes allés dans un joli bar ambiance XIXe siècle, club anglais, nous avons commandé deux boissons et on a profité de la température plus que clémente pour l’époque en terrasse. Ensuite nous avons admiré la ville, de nuit, ses lumières, ses quais. Mieux qu’un cinéma, j’en suis revenue épanouie, de bonne humeur, le sourire aux lèvres.

Octobre, je me suis sentie aimée. C’est la Vogue aux Marrons à Lyon. J’ai donc téléphoné aux amis et nous avons festoyé là-bas. Des marrons, une bière fraîche et des amis. Je me suis sentie entourée.

Octobre, j’ai eu un déclic. J’ai longtemps cherché un style à moi, quelque chose de bien défini visuellement sans jamais oser aller au bout de mes idées, sans jamais oser porter ce qui pouvait me rendre différente. Alors j’ai osé mixer le style victorien et le street-wear. Qui a dit qu’un chemiser à col montant n’allait pas avec une pair de Air Force One ? Qui a dit que des bottines en cuir marron n’allait pas avec un gros sweat à capuche ? Certainement pas moi !

Mary Pickford

Mary Pickford by Perlinator

Octobre, j’ai pleuré de peur pour un proche. J’ai pleuré d’être impuissante dans ce monde et de ne plus savoir quoi faire. Rien en me satisfait et je ne sais plus comment être moi là où j’en suis. J’ai pleuré de rage et ça m’a fait du bien.

Octobre, j’ai blogué et ça m’a fait du bien. Je commence doucement et surtout à mon rythme ce qui est le plus important. Partager, oui mais pas n’importe comment et surtout pas pour dire n’importe quoi.

Octobre, j’ai débattu sur divers sujets : le droit à l’oubli, ne plus aller en supermarché, le journalisme, la qualité des nouveaux albums sortis, la place des femmes en Angleterre au XIXe siècle, Voltaire et sur le féminisme. A chaque fois j’en suis sortie grandie. J’ai exposé mon avis sans jamais aller contre mes idéaux mais sans jamais affirmer détenir la vérité, j’ai ouvert mon esprit.

Octobre, j’ai douté et je doute encore. Changé d’emploi, partir pour diverses raisons dont la principale est ne pas avoir de week-end, jamais et du coup vivre en décalé et ne pas profiter de mon couple. Cette situation me mine le morale, d’un côté j’aime bien ce que je fais sans être totalement épanouie non-plus, de l’autre je ne sais pas ce que je vais faire une fois partie de ce poste. Une grande inconnue, des envies d’autres choses, de voir plus grand, de voir plus artistique mais si je n’étais pas à la hauteur de mes propres espérances.  Finalement, nouvel emploi je te trouverai et pour cela « je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends. J’irai par la forêt, j’irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées, Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit « …

ashamed

By Geralt

Octobre, j’ai eu honte et j’en ai ri de bon coeur. Lors d’une soirée entre amis, j’ai voulu avoir la chaise à roulettes autour d’une table ronde près d’une gazinière afin de faire de la bière maison. Tout ces amis savaient que j’étais une catastrophe ambulante je le dis avant de raconter le drame. Pour faire cette bière nous avions une bonbonne avec un robinet pour mettre notre liquide le temps de la fermentation. Au bout d’une dizaine de minute j’interpelle tout le monde car une légère odeur de brûlé se fait sentir. J’avais allumé la gazinière avec ma chaise, à force de tourner dessus, l’accoudoir avait tout doucement tourné les boutons. On éteint et 1h plus tard … rebelote, sauf que j’avais fait fondre sur la plaque notre bonbonne. Adieu bière, bonbonne et bonjour nettoyage de plastique fondu. J’ai eu ma dose de rouge aux joues et mes amis se sont tellement moqués qu’à la fin j’ai dédramatisé et j’ai rigolé. Rien n’avait pris feu, nous n’avions perdu que la bonbonne et nous pourrions refaire de la bière plus tard.

Octobre, c’est Halloween, entre déboire et fête réussie. Je me suis disputée avec une amie à ce propos, nous nous sommes réconciliée. J’ai marché avec cette amie pour trouver de la décoration et nous nous sommes amusées, nous avons discuté.

J’ai reçu plein d’amis chez moi pour l’occasion et nous nous sommes régalés des divers mets et boissons préparés pour l’occasion. J’ai rigolé, je me suis costumée et j’ai bien mangé. Une soirée qui clos de la meilleure manière ce mois si varié en humeurs et en sensations.

halloween

 

Bilan d’octobre :

Etre soi, ne pas se trahir, profiter de toutes les émotions qui nous envahissent, ne jamais oublier de les regarder après coup pour être bienveillant avec nous-même et puiser chez les autres ce qui nous manque sans jamais oublier d’offrir ce que nous avons aux autres en échange.

Précédent

A cup of tea

Suivant

Dans la boutique Etsy d’Artgraphmoi

  1. Vraiment top ce genre d’article, je pense que c’est très positif d’écrire tout ça, de rendre les ressentis concrets, on en prends encore plus conscience 🙂

    • Oui et le plus fou c’est que le moment où l’on ressent la chose, le moment où on l’écrit sur un carnet et l’action de le retranscrire en article nous permettent de revivre 3 fois la « même chose » de façon totalement différente. Merci d’avoir lu en tout cas 🙂

Laisser un commentaire

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén

%d blogueurs aiment cette page :